| le 14-02-2006 00:00 |
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On sonne à votre porte. Vous ouvrez et un individu d'allure sympathique vous explique qu'il passe pour la police ou les pompiers, ou les deux. Il vous présente une revue parlant des services de secours et vous propose de vous y abonner.
Si le montant vous paraît trop élevé, il vous propose alors d'acheter pour la somme plus modeste de cinq à dix euros un autocollant aux couleurs nationales avec le mot "Police" que certains acquièrent avec l'espoir, bien vite déçu, qu'une fois l'autocollant bien en vue sur le véhicule ce dernier bénéficiera d'une bienveillante compréhension des services de police en cas d'infraction. Autant le dire d'emblée: aucune chance que cela se passe ainsi. Si vous l'avez naïvement cru, vous vous rendrez vite compte que votre investissement ne vous aura rien rapporté sur le plan de la bienveillance policière... Dura lex sed lex.
Si nous vous le rappelons, c'est que de nombreux démarcheurs opèrent encore sur le territoire de la zone de police. Ils ont l'interdiction de se présenter comme policiers mais le flou qu'ils entretiennent dans leurs contacts avec la population locale fait que trois quarts des personnes visitées sont persuadées d'avoir été approchées par un policier en civil. Rappelons donc que la police ne récolte pas d'argent, qu'elle ne vend pas de cartes de soutien ou d'autocollants pour quelque cause que ce soit et qu'elle ne tire aucun bénéfice de ces pratiques douteuses. On peut se demander, dès lors, pourquoi la police ne met pas fin aux activités de ces démarcheurs qui nuisent finalement à son image de marque ? La réponse est d'ordre juridique. En proposant à la vente des abonnements à une revue, l'éditeur et les démarcheurs qu'il emploie sont totalement couverts par une loi initialement édictée en vue de protéger efficacement la liberté de presse. Les pratiques dénoncées dans cet article sont donc à la limite de la légalité puisqu'on se sert d'une loi pour en détourner l'esprit mais elles sont impossibles à poursuivre pénalement. Autrement dit : en l'absence d'infraction pénale, pas de contrôle policier légal ... Nous ne pouvons donc qu'en appeler ici à la vigilance de chacun, en vous renvoyant à notre avertissement précédent portant sur le même objet.
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