| le 01-02-2006 00:00 |
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Ce n’était pas la tragédie d’Outreau, mais sans le professionnalisme des enquêteurs de la zone et des magistrats en charge du dossier on aurait pu vivre sur le plan local une erreur judiciaire aux graves conséquences. Les faits tout d’abord.
Le 24 septembre 2005 se présente à la permanence de la zone une jeune femme accompagnée de deux assistantes sociales d’une ASBL nivelloise accueillant les personnes en difficulté familiale ou en situation de danger. La jeune femme dépose plainte pour des faits excessivement graves, puisqu’il s’agit d’un viol collectif. Les précisions données permettent d’entamer les recherches quant aux auteurs. Les devoirs d’enquête sont aussitôt lancés et, tandis que le service d’assistance aux victimes de la zone prend en charge la jeune femme pour lui fournir un appui psychologique, les investigations policières se poursuivent à Genappe, Genval Rixensart, Braine-le-Comte, Lasne, Wavre et mènent à l’interpellation des cinq auteurs présumés du viol collectif. Tous seront privés de liberté durant les premiers devoirs d’enquête. Au fur et à mesure des devoirs judiciaires, le doute s’installe toutefois chez les enquêteurs qui procèdent à de nouvelles auditions, confrontations et investigations. Au bout de plus de trois mois d’enquête, la victime est réentendue à plusieurs reprises et finit par reconnaître qu’elle a tout inventé, le viol n’ayant jamais eu lieu. Elle admet également avoir agi par vengeance contre une amie proche d’un des hommes qu’elle a désignés comme ses violeurs. En un an, la zone de police Nivelles-Genappe a été confrontée à trois situations identiques, où des victimes de viols sont revenues sur leurs dépositions pour admettre avoir inventé les faits pour se venger, souvent d’ailleurs pour des raisons très floues. Si les poursuites pour viol sont désormais définitivement écartées dans le cadre du dossier ici évoqué, l’affaire n’en restera cependant pas là. Cinq personnes innocentes ont été privées de leur liberté durant le début de l’enquête. La prétendue victime devra leur rendre des comptes devant la justice qui a déjà décidé de la faire comparaître pour dénonciation calomnieuse. La justice pourrait aussi se prononcer sur les importants frais engendrés par cette enquête (expertises médicales, assistances psychologiques, examens de laboratoire, analyses téléphoniques, frais d’interprètes, etc.)
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