| La lutte contre le racket. |
| Écrit par Murielle Verheven | |
| 01-12-2010 | |
Dans le cadre de la lutte contre le racket, le rôle du policier est de prévenir, servir et protéger les enfants face à cette forme de délinquance. Ce contact avec l’agent de quartier favorise la confiance et l’échange entre les partenaires. C’est au cours de ces 30 novembre et 1er décembre 2010 que l’Inspecteur Touria Niya et l’Inspecteur Alain Berger ont organisé, au sein du Collège Sainte-Gerturde, une animation qui visait à sensibiliser les enfants à la violence traduite par le racket. Grâce à des mots accessibles, les enfants du secondaire ont pu prendre connaissance de faits relatifs au racket qui existaient au sein même de leurs écoles. Afin de continuer à sensibiliser les enfants via un support visuel, l’Inspecteur Touria Niya, en collaboration avec l’Inspecteur Philippe Brismez, ont réalisé un folder. Celui-ci reprend les informations plus qu’utiles comme le numéro de GSM de service de l’agent de quartier. Que dit la loi sur le racket ? Le code pénal définit le racket comme étant une extorsion ou un vol avec violence qui peut être psychologique ou physique. Il constitue un délit punissable par la loi. Le « modus operanti » est le suivant : le racketteur exige de sa victime de l’argent, des objets ou des vêtements. L’auteur fait généralement usage de la force, de la menace ou du chantage. Trois éléments définissent le racket : l’intimidation de la victime qu’elle soit verbale, physique ou relationnelle, la répétition de l’acte d’intimidation sur la victime, le vol ou l’obligation d’exécuter certains actes (chantage). Le racket a souvent lieu sur le chemin de l’école ou au sein de l’établissement scolaire. Ne rien dire et se murer dans le silence est une réaction naturelle pour la victime. Cependant, le silence incitera l’auteur à recommencer son délit. Si vous êtes face à ce problème, la première étape consiste à vaincre sa peur et à oser briser le silence. Les parents doivent également être attentifs au changement de comportement de leur enfant. Ce changement peut se traduire par une baisse des résultats scolaires, sommeil perturbé ou encore un renferment sur soi. A qui en parler ? En collaboration avec l’établissement scolaire, le PMS (centre psycho-médico-social), composé d’assistants sociaux et psychologues, peuvent écouter les victimes les aider. Il existe également une ligne de service écoute jeunes au 078/154 422. Au sein de la zone de police Nivelles-Genappe, le pool jeunesse, l’agent de quartier, le service d’assistance aux victimes ou le service accueil peuvent entendre les victimes de racket afin d’initier une plainte à charge de l’auteur. Il existe toujours l’alternative d’en parler à un adulte, aux parents, à un professeur ou à son éducateur. Prise de sanctions Selon l’âge de l’auteur des faits, les mesures prises sont différentes. Des mesures disciplinaires internes comme, par exemple, un jour de renvoi peut être appliqué. Une demande de réparation du dommage auprès de la victime peut être exigée ainsi que la restitution des objets extorqués. Pour d’autres cas, « une admonestation » (réprimande sévère) peut être faite par le procureur du Roi du tribunal de la jeunesse. En conclusion, voici le message à transmettre aux enfants : « le coupable, c’est le racketteur pas le racketté. Ayez confiance en vos professeurs, vos parents, la police et osez en parler autour de vous! » ![]() ![]() |
| < Précédent | Suivant > |
|---|