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Les Belges plus préoccupés par les accidents de la route que par la criminalité.
Écrit par IBSR   
11-10-2010

Voici le dernier communiqué de presse de l'IBSR en date du 7 octobre 2010.

D’après les résultats d’un sondage réalisé par l’IBSR, 8 automobilistes belges sur 10 (83 %) se disent très préoccupés par les accidents de la route en tant que problème de société. La sécurité routière les préoccupe autant que l’environnement (83 % également) et plus encore que la criminalité (77 %) ou le chômage (71 %) ! Par ailleurs, une majorité de conducteurs est favorable à des contrôles stricts et fréquents. Mais tout n’est pas positif: les conducteurs continuent à penser que le risque de se faire contrôler est très limité et n’adaptent pas encore suffisamment leur comportement. D'ailleurs, 13 % des conducteurs déclarent avoir repris le volant au moins une fois sous l'influence de l'alcool au cours du mois écoulé !

Depuis 2003, l’Observatoire pour la Sécurité Routière de l’IBSR sonde l’opinion des conducteurs belges sur une série de grands thèmes tels que la conduite sous l’influence de l’alcool et de drogues, les excès de vitesse et le port de la ceinture. Cette mesure est répétée tous les trois ans afin de pouvoir dresser un tableau de l’évolution des attitudes en matière de sécurité routière. 

Renforcement de la répression

Une large majorité de conducteurs belges estime que les règles en matière de conduite sous l’influence de drogues (78 % de réponses d’accord) et d’alcool (67 %) pourraient être plus sévères. Les règles en matière de vitesse, pour leur part, sont considérées comme peu claires (31 %) et difficiles à respecter (33 % de réponses d’accord par rapport à moins de 10 % pour les autres thèmes). Bon nombre de conducteurs sont favorables à un contrôle strict et fréquent des règles de circulation. Plus de 50 % des conducteurs belges estiment que la politique criminelle en matière d’alcool, de drogues et de vitesse peut ou doit être renforcée (respectivement 59, 58 et 56 % de réponses d’accord).

Appui de la politique

Lorsque l’on interroge les conducteurs sur les mesures qui, d’après eux, peuvent les aider à rouler en sécurité, la plupart citent avant tout une infrastructure routière plus sûre et un renforcement des contrôles de police. 60 % des conducteurs belges affirment également que les messages des campagnes diffusés via les activités de sensibilisation les aident à adopter un comportement moins dangereux au volant. Ces résultats montrent que la majorité des conducteurs belges rejoint le point de vue des autorités publiques concernant les mesures prioritaires à prendre pour améliorer la sécurité routière. Ces dernières optent, en effet, pour une approche intégrée s’appuyant à la fois sur l’infrastructure, la répression et la sensibilisation.

Risque de se faire prendre et d’être sanctionné encore trop limité
Près d’1 conducteur sur 4 déclare avoir été contrôlé une ou plusieurs fois par la police au cours de l’année écoulée. Pratiquement 12 % des personnes interrogées ont subi un ou plusieurs alcootests. L’objectif de soumettre 1 conducteur sur 3 (33 %) à un contrôle alcool sur base annuelle est donc loin d’être atteint. Ces résultats corroborent l’opinion du conducteur belge selon laquelle le risque de se faire contrôler pour conduite sous l'influence de l'alcool et/ou de drogues (respectivement 65 et 70 % de réponses "(très) petite chance") ou de subir un contrôle ceinture (60 % de réponses "petite chance") est minime.

Dans quelle mesure adoptons-nous un comportement sûr dans le trafic ?
13 % des personnes interrogées déclarent avoir conduit une ou plusieurs fois sous l’influence de l’alcool au cours du mois écoulé. En 3 ans, ce comportement auto-rapporté n’a pas évolué. Moins de 1 % des conducteurs belges affirme avoir conduit sous l’influence de drogue au cours de cette même période. La grande majorité des personnes interrogées (environ 80 %) déclare toujours porter la ceinture à l’avant. A l’arrière, le pourcentage est nettement plus bas (49 %), mais on note une légère progression depuis 2006. En 2009, on note une importante régression en matière de protection des enfants. Le pourcentage de personnes interrogées qui affirment toujours transporter les enfants de moins de 1,35 m en sécurité affiche une baisse inquiétante de près de 8 points et passe de 89,7 % en 2006 à seulement 81,5 % en 2009.

Conclusion

Les résultats montrent que la lutte contre l’insécurité routière fait l’objet d’une vaste adhésion sociale. Par ailleurs, la plupart des conducteurs sont favorables à une poursuite de l’approche combinant mesures de répression, campagnes de sensibilisation et mesures d’infrastructure. Le risque de se faire prendre, toujours considéré comme (très) limité, et le fait que les conducteurs n’adaptent pas encore suffisamment leur comportement restent toutefois une source d'inquiétude.

 
 
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