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Sécurité routière, changements en perspective ? |
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Écrit par Murielle Verheven
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| le 05-02-2010 10:08 |
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Récemment, le secrétaire d’Etat à la mobilité, Monsieur Etienne SCHOUPPE, a fait part de quelques déclarations dans la presse. Il a ainsi exposé des pistes de travail parfois accueillies avec plus ou moins d’enthousiasme par les pouvoirs locaux. Ces pistes de réflexion sont :
Le permis à point Une des propositions du secrétaire d’Etat à la mobilité est la création du permis de conduire à points. Ce permis de conduire serait un moyen de lutte contre la récidive et ceci dans un contexte d’amélioration de la perception des amendes routières pour, à terme, atténuer le sentiment d’impunité.
Le débat est à peine entamé en Belgique et l’expérience de nos voisins mérite d’être prise en considération. Actuellement 20 pays européens sur 27 appliquent ce principe de permis à points. Malheureusement, aucune étude ne prouve actuellement que le permis à points améliore la sécurité. De plus, dans les pays appliquant cette mesure, on a pu constater une large propension à rouler sans permis, voire à falsifier le permis.
Dès lors, une question fondamentale persiste : est-ce la volonté de soulager les tribunaux par l’application automatique d’un régime de sanctions tarifées ? Une indispensable concertation sociale entre professionnels concernés dont le SPF Justice devra être envisagée. Dès le 1er janvier 2012, le permis à points belge pourrait voir le jour.
Alcoolémie chez les jeunes conducteurs Les jeunes conducteurs feront l’objet d’attentions toutes particulières.Il est question de réduire le taux d’alcoolémie autorisé pour les jeunes automobilistes à 0.2 pour mille dans le sang. Cette mesure pourrait s’ajouter à celles déjà d’application aux seuls conducteurs novices, telle que l’obligation de repasser leur permis de conduire s’ils commettent certaines infractions graves dans les deux ans de son obtention. Les projets rédigés par le secrétaire d’Etat à la mobilité prévoient en outre la réorganisation de la formation à la conduite des jeunes conducteurs et motocylistes ainsi que le niveau de connaissance de l’ensemble des usagers en matière des règles de la circulation routière ceci en rendant le code de la route plus clair et plus logique.
Lutte contre les quads La prolifération des quads en dehors des chemins de campagne pousse les pouvoirs locaux à réfléchir à toutes mesures utiles permettant d’interdire leur circulation sur certaines voies publiques. Cette interdiction pure et simple de la circulation sur la voie publique ne pourrait être obtenue que par une modification des lois coordonnées du 16 mars 1968 lesquelles requièrent une signalisation appropriée qui est actuellement inexistante. Le secrétaire d’Etat déclarait récemment réfléchir à l’introduction d’un panneau de circulation spécifique reprenant l’interdiction des quads comme par exemple dans les zones naturelles ou dans certaines zones récréatives, voire dans certains territoires urbains.
Sources : le journal de la police – janvier 2010 – pour la note de politique générale du secrétaire d’Etat à la mobilité : http://www.dekamer.be/FLWB/PDF/52/2225/52K2225023.pdf
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