| le 11-09-2009 13:33 |
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En 2007, la Commission Fédérale pour la sécurité routière a décidé de mettre sur pied un groupe de travail sur l’éducation routière dans le cadre scolaire.
L’objectif de ce groupe de travail était d’identifier les mesures qui pourraient être les plus efficaces en matière d’éducation.
En mai 2008, les Ministres ayant, dans leurs compétences, un lien avec l’éducation à la circulation et à la mobilité ont reçu un dossier prônant des principales recommandations et les objectifs.
Au cours de ce premier trimestre scolaire 2009, l’étude de l’intégration de l’éducation routière dans le cursus de tous les élèves doit être planifiée. Recommandation générale
L’objectif final de l’éducation à la circulation et à la mobilité est de former des usagers de la route autonomes et responsables, capables d’adopter des comportements anticipatifs, tout en choisissant le mode de déplacement le plus adapté à leurs besoins.
Pour atteindre cet objectif, la première recommandation générale consiste à inviter les instances impliquées dans l’enseignement à intégrer l’éducation à la circulation dans le cursus scolaire. En quelques sortes, l’éducation routière doit être enseignée de la maternelle à la fin de la secondaire. Les journées comme « sécurité routière », « pistes d’habileté » doivent venir en soutien à une éducation permanente. Recommandations propres à la Communauté française
La première recommandation du groupe de travail « enseignement » est de repenser le concept d’éducation routière ou d’éducation à la sécurité routière. Cette éducation doit prendre en compte les différents modes de déplacement utilisés par les enfants et les jeunes en fonction de leurs besoins et de leurs possibilités économiques et intégrer des notions de respect de l’environnement.
La deuxième mesure essentielle est de proposer l’intégration de l’éducation à la circulation et à la mobilité de manière officielle dans les socles de compétences*, les compétences terminales et les plans individuels d’apprentissage qui sont d’application dans l’enseignement secondaire spécialisé.
L’enseignement en Belgique est organisé au niveau des Communautés, ce qui a pour conséquence que les programmes et les stratégies éducatives diffèrent. Cependant, il est nécessaire quelle que soit la Région ou la Communauté, d’assurer un équilibre entre les mesures obligatoires, comme l’intégration systématique et continue du thème de la circulation et la mobilité dans les programmes, et les mesures d’encouragement et de soutien aux enseignants (création de matériel didactique approprié, d’une plate-forme d’échange de bonnes pratiques, etc …..). En outre, l’éducation à la circulation et à la mobilité doit avoir pour vocation d’améliorer, d’une part, les comportements des enfants et des jeunes dans la circulation quel que soit leur mode de déplacement et de leur apprendre, d’autre part, à choisir celui-ci de façon rationnelle en ne recourant pas obligatoirement à la voiture. Conclusions Les accidents d’enfants piétons ne concernent pas uniquement les enfants en bas âge. C’est pourquoi, il n’est pas inutile d’aborder le thème de l’éducation à la circulation dans les classes des enfants de 10 à 12 ans. Il ne s’agit pas uniquement d’aborder avec eux la symbolique des panneaux routiers ou la traversée de rues complexes mais aussi la problématique des voiries larges, à forte densité de trafic, avec des vitesses maximales à 30km/heure, à sens unique ou à stationnement en bordure de voirie. Cela confirme l’importance de créer des aménagements routiers pour les usagers faibles. Au sein de la zone de police Nivelles-Genappe, l’éducation à la sécurité routière constitue une priorité des missions de nos policiers, voici quelques illustrations concrètes réalisées depuis une année : Janvier 2008 : Campagne ceinture de sécurité à Loupoigne : L’Inspecteur Françoise FONTEYN sensibilise les enfants des classes maternelles (de la 1ère à la 3ème) sur le port de la ceinture de sécurité. Des brochures d’information comme « Enfants en voiture ? Toujours attachés » sont distribuées aux enfants. Les enfants deviennent ainsi vecteurs d’information auprès des parents. Septembre 2008 : Campagne de sensibilisation auprès des parents : L’Inspecteur Marie LANGE diffuse une missive préventive à l’attention des parents conduisant leurs enfants en voiture à l’école. Novembre 2008 : L’Inspecteur Cécile HOUYET, agent de quartier à Bousval, distribue des chasubles dans le cadre de déplacement d’élèves et plus spécifiquement en groupe. Elle sensibilise également les enfants des classes maternelles sur la sécurité routière. Un circuit de psychomotricité aide les petits à acquérir une plus grande dextérité. Tout au long de l’année : L’Inspecteur Laurence GILAIN s’adresse aux parents en envoyant un courrier relatif à la vitesse inadaptée aux abords des écoles. Journées de sensibilisation à la sécurité routière à l’école Sainte-Marie à Bousval : Mars 2009, des journées d’animation de sensibilisation à la sécurité routière sont mises sur pied. L’Inspecteur Cécile Houyet, en coordination avec le corps enseignant, élabore 10 journées de sensibilisations pour les classes primaires de l’école de Bousval. Du 02 mars 2009 au 12 mars 2009, les journées furent consacrées aux enfants des premières, deuxièmes et troisièmes primaires. Avec dans un premier temps, une première phase pour permettre aux enfants de se familiariser avec le code de la route et dans un second temps leur permettre de tester de façon ludique et conviviale les connaissances et les acquis de la première animation et ce par le biais de l’utilisation de la brochure « Bobby s’en va à l’école ». Entre le 17 mars 2009 et le 30 mars 2009, quatre journées d’animation sécurité routière sont organisées pour les classes de quatrième, cinquième et sixième primaires. Au cours de la première phase, un contrôle technique et des gravures sur vélo ont été exécutés avec le soutien de l’asbl « les Débrouillards ». Cette première étape fut poursuivie par une balade à vélo sur l’entité de Genappe encadrée par le corps enseignant et les policiers. Pour plus d’informations, ce dossier peut être téléchargé dans son intégralité à partir du www.cfsr.be/Docs/gdt Education.doc * Les socles de compétences et les compétences terminales constituent la base légale de l’enseignement en Belgique francophone. Les socles de compétences définissent les compétences que les enfants et les jeunes doivent avoir acquis à la fin des huit premières années de l’enseignement obligatoire. Les compétences terminales sont travaillées de la troisième à la dernière année du secondaire. Source : Via secura n°79, revue de l’IBSR.
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