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Enfants piétons : quels dangers dans la circulation ? |
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Écrit par Murielle Verheven
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| le 31-07-2009 10:27 |
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Plus qu'un mois de vacances et vos enfants reprendront le chemin de l'école. Dès lors, à l’approche de cette rentrée scolaire, il nous a semblé opportun d’aborder la thématique des enfants piétons. Suite à une étude du Steunpunt Verkeersveiligheid sur les accidents d’enfants piétons et cyclistes, voici un aperçu des divers enseignements que l’on peut tirer des accidents impliquant de jeunes piétons.
Une large tranche d’âge. Les messages de prévention, en matière de déplacements piétons, s’adressent surtout aux 5-8 ans. Pourquoi ? Simplement parce que les statistiques démontraient que d’ordinaire en Belgique, les enfants entre 5 et 9 ans étaient les principales victimes piétonnes d’accidents. Or, une constatation apparaît, cette statistique ne correspond plus vraiment à la réalité. Depuis les dernières années, c’est l’ensemble du groupe des 5-14 ans qui courent un risque plus important. Ce changement serait lié au fait que les 5-9 ans sont moins exposés qu’auparavant ce qui engendre la question d’une mobilité autonome de plus en plus tardive chez les enfants. Existence de rues plus dangereuses. Les voiries représentant un risque accru d’accident sont : - Les rues relevant une densité de trafic ; - Une longue ligne droite ; - Une voirie à sens unique ; - Présence de voitures en stationnement ou autres obstacles ; - Présence de carrefours, etc … Surtout des garçons. 60 % des enfants piétons impliqués dans un accident sont des garçons. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce résultat : - Les garçons jouent davantage en rue que les filles ; - Ils sont moins accompagnés en cas de traversée de la rue ; - Ils traversent plus souvent la chaussée ; - Ils attendent moins longtemps que les filles pour traverser. Les 5-6 ans pas assez matures. 60% des enfants de 5-6 ans ne s’arrêtent pas avant de traverser. Au moins 60% d’entre eux n’observent pas la circulation. Au moins un enfant sur deux de cette tranche d’âge traverse la rue en courant. L’accompagnement de l’enfant par un adulte est un gage de sécurité. On peut constater que les enfants régulièrement non accompagné s’arrêtent rarement avant de traverser. Les filles sont plus souvent accompagnées d’un adulte que les garçons. Véhicules en stationnement : danger. Le stationnement des véhicules le long de la route entraîne un risque pour les enfants piétons. Les risques augmentent quand 50% de la longueur de la voiries est occupée par les véhicules en stationnement. Dans l’une des études réalisées par le Steunpunt Verkeersveiligheid, un tiers des accidents étudiés implique un enfant caché par un véhicule en stationnement. 2 fois plus de temps pour traverser qu’un adulte. Un enfant de 5 ans est plus lent dans les différentes étapes de la traversée. Après, la dernière voiture passée, il attend un moment avant de commencer à traverser. Un adulte entame sa démarche plus rapidement. Ce n’est qu’à l’âge de 11-12 ans que l’enfant rejoint la démarche de l’adulte. De plus, en comparaison avec les adultes, les jeunes enfants ratent plus souvent une occasion de traverser et las d’attendre, ils décident de traverser aveuglément. Autre différence entre adultes et enfants : la prise en compte du mouvement des autres usagers. L’adulte va prendre en considération la vitesse des véhicules, leur direction…. L’enfant, lui, ne tient pas compte de cette dynamique de la circulation. Sur le chemin de l’école. On pense que nos enfants sont particulièrement en danger quand ils sont sur le chemin de l’école. Cependant, c’est loin d’être le cas. D’après une étude hollandaise, 38% des enfants impliqués dans un accident à pied ou à vélo un jour d’école le sont durant les heures de trajet de/vers l’école. Pour les autres (62%), les accidents ont lieu à des heures pendant lesquelles les enfants jouent ou vont à un autre endroit. Conclusions Les accidents d’enfants piétons ne concernent pas uniquement les enfants en bas âge. C’est pourquoi, il n’est pas inutile d’aborder le thème de l’éducation à la circulation dans les classes des enfants de 10 à 12 ans. Il ne s’agit pas uniquement d’aborder avec eux la symbolique des panneaux routiers ou la traversée de rues complexes mais aussi la problématique des voiries larges, à forte densité de trafic, avec des vitesses maximales à 30km/heure, à sens unique ou à stationnement en bordure de voirie. Cela confirme l’importance de créer des aménagements routiers pour les usagers faibles. Source : Revue Via Secura n°79 éditée par l’Institut de la Sécurité Routière asbl.
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