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Campagne fatigue au volant |
| le 09-03-2009 10:10 |
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Nous vous parlons régulièrement de l’alcool au volant et de ses dangers. Nos services s’investissent d’ailleurs beaucoup dans les campagnes de prévention ou de contrôle. Il y a cependant un autre phénomène à la base de nombreux accidents. Un phénomène que nous ne pouvons que difficilement mesurer mais sur lequel nous souhaitons vivement attirer votre attention : la fatigue.
Comme chacun le sait, s’endormir au volant peut être fatal. De très nombreux conducteurs continuent pourtant à conduire alors qu’ils se sentent manifestement fatigués. Ils pensent généralement pouvoir chasser le sommeil qui les gagne en ouvrant une vitre ou en allumant la radio. Ils ne sont pas conscients des risques importants qu’ils courent. Ce sont tout particulièrement les jeunes qui courent un risque accru de s’endormir au volant, par exemple après une nuit de sortie. Or, nous savons que la fatigue intervient dans de très nombreux accidents survenant le week-end. Voilà pourquoi l’IBSR a lancé, en collaboration avec la Commission européenne et avec le soutien d’AXA Banque et Assurances, une campagne destinée à convaincre surtout les jeunes conducteurs de prendre une courte pause de sommeil (« pitstop ») s’ils se sentent somnolents. C’est la toute première campagne qui était organisée sur ce thème en Belgique.  Différentes études démontrent que la fatigue accroît considérablement le risque d’accident. Un conducteur qui n’a pas dormi depuis 17 heures court deux fois plus de risques d’être impliqué dans un accident. Cela correspond au risque d’une personne qui a 0,5 ‰ d’alcool dans le sang. 24 heures sans sommeil correspondent à une alcoolémie de 1 ‰. D’après l’Observatoire européen de la sécurité routière, la fatigue est un facteur important dans 10 à 20 % de tous les accidents de la route. Or, il n’y a qu’un seul moyen pour lutter contre la somnolence, c’est…dormir ! Un « pitstop » (une petite sieste de 15 minutes) est suffisant pour redevenir alerte. Dormir plus longtemps est inutile et peut même avoir un effet inverse. Pour faire passer le message, la campagne s’appuyait sur des spots radio, un site Internet, des colis « pitstop » gratuits, des affichettes, un dépliant et des actions sur le terrain. Pour en savoir plus : www.pitstop.be Source : Via secura, 4ème trimetre 2008.
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