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Les activités et les résultats de la Zone de police.
Écrit par Inp Brismez   
16-08-2006

Résumé de la conférence de presse du 26 juin 2006.

Pour la deuxième année consécutive, la zone de police Nivelles-Genappe, par la voix du Commissaire divisionnaire Pascal NEYMAN, chef de corps, assisté pour la circonstance par le Commissaire Dominique CULOT, Directeur de l'appui stratégique et opérationnel, a dressé le 26 juin dernier à l'Hôtel de Ville de Nivelles un bilan des actions menées et des résultats obtenus au cours de l'année précédente.

Des effectifs insuffisants, mais une police se voulant toujours plus proche, c'est ainsi qu'on pourrait résumer la situation connue par la zone en 2005. Si la zone manque d'hommes, la proximité y a cependant été renforcée. Policiers à vélo et gestionnaires de quartier munis de GSM (afin de pouvoir être appelés par les habitants de la circonscription qu'ils desservent durant leurs heures de service) seront à très bref délai un nouveau témoignage de cette volonté de proximité avec le citoyen.

Racket :

6 faits en 2004 mais 10 en 2005. C'est l'une des priorités du procureur du Roi a rappelé M. HENDRICKX. Il s'agit d'un révélateur de la délinquance urbaine. D'où la tolérance zéro appliquée par le Parquet.

Les statistiques de la zone sont encourageantes. Beaucoup de plus et quelques moins, c'est ainsi que le Bourgmestre de Nivelles, Maurice DEHU, a résumé le bilan et les perpectives de la zone de police. En voici cependant quelques détails :

Délinquance urbaine :

En matière de délinquance urbaine, la zone de police est particulièrement satisfaite de constater une nette diminution de l'ensemble des faits. Pour l'instant, Nivelles est préservée en la matière, mais la vigilance reste toujours de rigueur au sein des services policiers. C'est la raison pour laquelle la police continue de travailler en amont auprès des groupes de jeunes aux abords de la gare et dans certains quartiers. En aval, par contre, les actions de répression menées par le Parquet ont montré de bons résultats, la poursuite des auteurs se voulant systématique.

Côté chiffres, les dégradations sur véhicules sont passées de 52 actes en 2004 à 17 en 2005. Alors qu'en 2004, 25 incendies volontaires (comme des feux de cartons ou de poubelles dans le centre de Nivelles) avaient été enregistrés, seulement 6 faits ont été recensés en 2005, ce qui prouve l'utilité des moyens mis en oeuvre. Il faut en effet remarquer que dans le même temps, les patrouilles préventives ont augmenté de 41 %.

Vols à l'aide de violence et/ou de menaces :

Cette 2ème priorité voit une progression des faits, qui passent de 17 à 25 à Nivelles et de 1 à 2 à Genappe. Les vols à main armée diminuent de 8 à 6. Les cars-jackings sont passés de 3 à 1 tandis qu'il n'y a eu aucun home-jacking ni en 2004 ni en 2005.

Sécurité routière :

Les actions en matière de sécurité ont permis d'engranger de bons résultats. Les accidents avec lésions corporelles ont chuté de 139 à 113 (moins 11 % à Nivelles et moins 33 % à Genappe). Les accidents mortels sont quant à eux tombés de 10 à 1. L'alcool au volant a régressé aussi : de 44 constats en 2004 à 23 en 2005, de même que les infractions en matière de stationnement (de 2035 PV en 2004 à 853 en 2005).

Vols dans les habitations :

Ils sont globalement en nette diminution, passant de 377 à 321 mais cette diminution ne concerne que Genappe, le nombre étant resté identique à Nivelles (198 faits). C'est logique a commenté le chef de corps, vu le fléau connu dans les quartiers résidentiels de Genappe, de nombreuses actions ont été menées. Mais le nombre de faits reste cependant beaucoup trop élevé.

Stupéfiants :

Les chiffres interpellent : de 5 à 63 faits. Plus on enquête, plus le phénomène augmente, c'est logique, a souligné le substitut du Procureur du Roi M. HENDRICKX. L'augmentation n'est donc pas un problème, bien au contraire.

Environnement :

Cette 5ème priorité dirigée vers l'environnement (à savoir les dépôts clandestins d'immondices, les feux à moins de 100 mètres des habitations, la pollution de l'air et de l'eau, le tapage nocturne et les nuisances sonores, etc.) enregistre aussi une baisse en ce qui concerne le nombre de faits constatés, qui passent de 10 en 2004 à 7 en 2005.

Autres informations :

Les effectifs sont basés sur la norme (contestée) de la KUL : soit 95 policiers auxquels s'ajoutent une quinzaine de cadres administratifs et logistiques (Calogs). La zone de police a sollicité les ministres de l'Intérieur et de la Justice pour obtenir plus de personnel policier mais n'a pas reçu de réponse.
Pour effectuer nos missions légales, nous devrions compter au moins 104 policiers a détaillé le chef de corps Pascal NEYMAN. Et on ne parle pas de luxe, comme la création de services spécialisés. Les renforts militaires et de la réserve générale viennent cependant combler un peu le déficit. La zone compte actuellement 93 hommes sur les 104 souhaités, et 101 réellement budgétisés. Elle s'inscrit à chaque mobilité, soit tous les quatre mois. Lors de la dernière mobilité, la zone demandait 8 policiers. Elle n'en a reçu qu'un seul. On a privilégié les grandes villes en accordant des primes au personnel policier a expliqué le chef de corps. Notre zone de police pâtit de sa proximité avec Bruxelles.

Au cours de cette conférence de presse, des informations relatives à la police de proximité ont également été données.
Depuis quelques semaines, des policiers effectuent certaines de leurs missions en vélo. Aussi bien à Genappe qu'à Nivelles, l'objectif est d'augmenter la proximité avec les citoyens. Quatre vélos ont déjà été acquis et mis en service. La zone compte en acquérir deux de plus. En ce concerne la proximité, la zone se prépare à un autre changement destiné à faciliter le contact : chaque gestionnaire de quartier disposera bientôt d'un GSM de service dont le numéro sera communiqué aux riverains concernés par le biais d'une information distribuée en toutes boîtes. Autrement dit, dans chaque rue de Nivelles et de Genappe, chacun connaîtra désormais non seulement l'identité du policier s'occupant du secteur mais disposera également d'un numéro d'appel permettant de lui téléphoner directement en cas de besoin. Ce GSM ne sera cependant activité que durant les heures de service. En dehors de ces heures, l'appelant sera renvoyé sur le central téléphonique de la zone où les appels seront bien entendu pris également en compte.

 
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